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Espagne : favorite du Mondial, mais sous pression

Championne d’Europe en titre, l’Espagne arrive à la Coupe du monde 2026 avec un statut assumé de favorite. Luis de la Fuente ne cherche pas à fuir cette étiquette, mais le sélectionneur de la Roja prévient : dans un Mondial élargi, avec des longs voyages, de la chaleur et plusieurs grandes nations au même niveau, rien n’est garanti.

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Mikel Merino et l’Espagne font un carton plein dans ces qualifications au Mondial 2026.
Mikel Merino et l’Espagne font un carton plein dans ces qualifications au Mondial 2026.FLORENCIA TAN JUN / AFP

L’Espagne n’avance plus masquée. À quelques jours de son entrée en lice au Mondial 2026, la Roja fait partie des grandes favorites du tournoi. Son titre à l’Euro 2024, son jeu offensif et la maturité de sa nouvelle génération ont replacé la sélection espagnole au centre des attentes.

Luis de la Fuente ne le nie pas. Le sélectionneur espagnol assume ce statut, qu’il voit comme une reconnaissance du travail mené depuis plusieurs années dans le football espagnol. Mais il refuse d’en faire une garantie. “Être favori ne garantit rien”, a-t-il prévenu dans un entretien accordé à Reuters, rappelant que huit à dix sélections peuvent prétendre au titre dans cette Coupe du monde.

Une ambition assumée, mais sans triomphalisme

L’Espagne débutera sa campagne dans le groupe H face au Cap-Vert, le 15 juin. Sur le papier, la Roja partira largement favorite. Mais De la Fuente sait que le danger, dans ce type de match, vient souvent du relâchement. Le sélectionneur insiste donc sur la nécessité de garder les pieds sur terre, même avec un effectif considéré comme l’un des plus complets du tournoi.

Les inquiétudes physiques autour de Lamine Yamal, Nico Williams et Mikel Merino semblent s’atténuer, même si le staff pourrait gérer leur temps de jeu lors du premier match. De la Fuente a indiqué qu’ils devraient être disponibles, sans forcément être utilisés immédiatement ou pleinement.

Ce détail compte. L’Espagne veut aller loin, et un Mondial ne se gagne pas uniquement avec onze titulaires. Le tournoi 2026 sera le premier à 48 équipes et se jouera dans trois pays, les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les distances, les différences de climat, l’humidité et les temps de récupération réduits pèseront sur les organismes.

La profondeur d’effectif comme clé du tournoi

Pour De la Fuente, la gestion physique sera donc l’un des grands enjeux. Le sélectionneur veut pouvoir utiliser son groupe comme un ensemble flexible, avec des rotations selon l’état de forme des joueurs, l’adversaire et les exigences du calendrier.

C’est là que la pression change de nature. L’Espagne n’est plus seulement attendue pour bien jouer. Elle doit confirmer que son football peut résister à un tournoi long, dense et piégeux. Après l’Euro 2024, la Roja a retrouvé une identité forte : possession, vitesse sur les côtés, intensité dans le pressing, jeunesse et maîtrise technique. Mais la Coupe du monde impose une autre vérité : un favori peut tomber sur un détail.

De la Fuente le sait. Son équipe a les moyens de viser le titre, mais elle devra éviter les blessures, gérer l’euphorie et répondre à la pression d’un statut que les autres sélections ne manqueront pas d’utiliser contre elle. L’Espagne arrive avec des certitudes, mais aussi avec une responsabilité : celle de prouver que son retour au sommet européen peut devenir une domination mondiale.