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Mondial 2026 : les forfaits de dernière minute inquiètent les grandes sélections

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, plusieurs sélections voient leur préparation perturbée par des blessures tardives. L’Argentine a perdu Leonardo Balerdi, l’Allemagne devra faire sans Lennart Karl et l’Autriche a vu Christoph Baumgartner déclarer forfait. Une série de coups durs qui rappelle combien l’équilibre d’un groupe peut basculer avant même le premier match.

Publié le : Modifié le : 3 min de lecture

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Le trophée de la Coupe du monde de football
Le trophée de la Coupe du monde de footballAP - CLAUDIO THOMA

La Coupe du monde n’a pas encore commencé que certaines sélections doivent déjà revoir leurs plans. Dans cette dernière ligne droite, les entraînements, les matchs amicaux et les voyages vers l’Amérique du Nord exposent les joueurs à un risque redouté par tous les sélectionneurs : la blessure de dernière minute.

L’Argentine, championne du monde en titre, vient d’en faire l’expérience avec Leonardo Balerdi. Le défenseur de l’Olympique de Marseille, retenu dans la liste de Lionel Scaloni, a été contraint de déclarer forfait après une blessure musculaire au mollet droit. L’annonce est d’autant plus cruelle que le joueur de 27 ans devait disputer sa première Coupe du monde, après une saison pleine avec l’OM et une place progressivement consolidée dans le groupe argentin.

Des plans tactiques fragilisés

L’Argentine n’est pas la seule grande nation touchée. L’Allemagne a également perdu Lennart Karl, jeune milieu offensif du Bayern Munich, victime d’une déchirure musculaire à la cuisse gauche lors d’un entraînement à Chicago. Julian Nagelsmann a immédiatement dû appeler Assan Ouédraogo pour le remplacer. Même si Karl n’était pas encore un cadre historique de la Mannschaft, son profil créatif et sa saison prometteuse en faisaient une option importante dans un tournoi où la profondeur de banc peut faire la différence.

L’Autriche a, elle aussi, été frappée avant son entrée dans la compétition. Christoph Baumgartner, milieu offensif du RB Leipzig, a été officiellement déclaré forfait après une blessure à la cuisse droite contractée avant un match amical contre la Tunisie. Le sélectionneur Ralf Rangnick a choisi de ne pas appeler de remplaçant, une décision qui montre aussi que tous les forfaits ne se gèrent pas de la même façon selon l’équilibre du groupe et le profil du joueur concerné.

Ces blessures arrivent au pire moment. À ce stade de la préparation, les sélectionneurs ont déjà travaillé leurs automatismes, défini leurs hiérarchies et imaginé leurs premières compositions. Perdre un joueur maintenant ne signifie pas seulement remplacer un nom sur une liste. Cela peut obliger à modifier une charnière, changer une rotation, repositionner un joueur ou revoir une animation tactique.

Une course contre le temps

La FIFA autorise les remplacements en cas de blessure grave ou de maladie jusqu’à 24 heures avant le premier match d’une équipe. Cette règle donne une marge aux sélections, mais elle ne règle pas tout : un remplaçant appelé tardivement arrive souvent avec moins d’automatismes, moins de repères et parfois une préparation physique différente de celle du groupe déjà installé.

C’est pourquoi les prochains jours seront scrutés de près par les staffs médicaux. Les matchs amicaux, censés permettre aux équipes de retrouver du rythme, deviennent aussi des moments à haut risque. Les sélectionneurs doivent trouver le bon équilibre entre donner du temps de jeu aux cadres et éviter une blessure qui ruinerait des mois de préparation.

Pour les joueurs, la cruauté est immense. Une Coupe du monde reste une occasion rare, parfois unique dans une carrière. Balerdi, Karl ou Baumgartner rappellent que le rêve peut s’arrêter sur un entraînement, un échauffement ou un duel mal négocié.

Pour les grandes sélections, l’enjeu est désormais mental autant que sportif. Il faut absorber le choc, protéger le groupe, intégrer les remplaçants et maintenir la confiance. Car dans un Mondial élargi à 48 équipes, où les parcours peuvent être longs et les déplacements éprouvants, la profondeur d’effectif sera l’une des clés de la compétition.

La Coupe du monde 2026 commence donc avec une première vérité : avant même d’affronter leurs adversaires, les favoris doivent déjà survivre à leur propre préparation.