Affaire du Constellation : Jessica Moretti inculpée pour faux dans les titres après l’incendie de Crans-Montana
Auditionnée par la justice valaisanne, Jessica Moretti est inculpée d’un nouveau chef d’accusation pour faux dans les titres dans l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation ayant fait 41 morts à Crans-Montana.

Le couple Moretti, propriétaire du bar Le Constellation ravagé par un incendie la nuit du Nouvel An à Crans-Montana, est auditionné ce vendredi par le ministère public valaisan. À l’issue de la matinée, Jessica Moretti a été mise en cause pour un nouveau chef d’accusation.
Selon plusieurs sources concordantes, confirmant une information de la RTS, la justice suisse a décidé d’inculper la ressortissante française pour « faux dans les titres ». Cette décision intervient alors que le couple est interrogé dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés. À ce stade, seule Jessica Moretti est poursuivie pour ce nouveau volet.
Une facture suspecte au cœur des soupçons de falsification
Ce nouveau développement fait suite à la transmission aux autorités suisses d’une facture relative à l’achat de mousse acoustique installée au plafond du sous-sol du bar, zone où l’incendie s’est déclenché le 31 décembre au contact de feux de Bengale. Le document, remis après une perquisition du domicile du couple le 22 février, aurait échappé aux enquêteurs lors de leurs premières recherches.
Des éléments jugés incohérents ont été relevés dans cette facture. Elle comporterait notamment un numéro de TVA commençant par « FR », alors que l’entreprise concernée utiliserait un identifiant fiscal allemand. Des vérifications auraient par ailleurs conduit la société à indiquer que le numéro de facturation ne correspond pas à son système habituel, rendant le document introuvable dans ses archives.
Jessica Moretti fait désormais face à plusieurs chefs d’accusation : homicide par négligence, incendie par négligence, lésions corporelles graves par négligence, ainsi que faux dans les titres. Cette infraction, prévue par le Code pénal suisse, peut être sanctionnée jusqu’à cinq ans de privation de liberté ou d’une peine pécuniaire.
Pour l’avocat de parties civiles, cette nouvelle inculpation apparaît « parfaitement logique », les éléments relevés renforçant, selon lui, les soupçons de falsification. Les familles de victimes, toujours en quête de réponses, attendent désormais des explications sur les circonstances du drame, tandis que l’enquête se poursuit.


