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France : ouverture d’une enquête pour « tortures » et « crimes de guerre » après l’affaire de la flottille pour Gaza

Le Parquet national antiterroriste a ouvert à Paris une enquête pour « tortures » et « crimes de guerre » visant le traitement de Français de la flottille pour Gaza par les autorités israéliennes, à la suite d’un signalement du gouvernement.

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Des militants français, interpellés et expulsés par Israël après l'interception de leur flottille à destination de Gaza, arrivent à l'aéroport Charles-de-Gaulle, près de Paris, le 22 mai 2026.
Des militants français, interpellés et expulsés par Israël après l'interception de leur flottille à destination de Gaza, arrivent à l'aéroport Charles-de-Gaulle, près de Paris, le 22 mai 2026.SIMON WOHLFAHRT, AFP

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé l’ouverture, vendredi 5 juin à Paris, d’une enquête préliminaire visant des faits qualifiés de « tortures » et de « crimes de guerre », à la suite d’un signalement du gouvernement français concernant le traitement réservé à des ressortissants français membres de la flottille pour Gaza par les autorités israéliennes.

Selon le Pnat, l’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et porte sur des faits de « tortures, au sens de la convention de New York du 10 décembre 1984 », ainsi que sur des « crimes de guerre ». Le signalement initial a été transmis à la justice française par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

La « flottille pour Gaza » et les conditions de détention dénoncées

Fin mai, une nouvelle « flottille pour Gaza » avait été interceptée en mer par les forces israéliennes, suscitant de vives réactions internationales. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait notamment diffusé une vidéo montrant des militants à genoux, mains liées, après leur arrestation, provoquant une polémique au sein même du gouvernement israélien et à l’étranger.

Selon l’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, chargée de la représentation des militants, les forces israéliennes avaient arraisonné une cinquantaine de bateaux au large de Chypre. Environ 430 membres d’équipage avaient ensuite été transférés en Israël puis détenus à la prison de Ktziot, dans le sud du pays. Parmi eux figuraient 37 ressortissants français. Les autorités israéliennes ont indiqué que l’ensemble des militants a depuis été expulsé.

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