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Les dirigeants libanais exhortent l'Iran à ne plus "intervenir" dans leur pays

Les dirigeants libanais ont sommé l'Iran de cesser d'interférer dans les affaires de leur pays vendredi, face à l'échec de la nouvelle trêve annoncée par les États-Unis entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

Une contribution de vidéo: France 24
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Les dirigeants libanais exhortent l'Iran à ne plus "intervenir" dans leur pays

Un avertissement ferme envoyé à l'Iran. Les dirigeants libanais ont exigé, vendredi 5 juin, que l'Iran cesse d'interférer dans les affaires de leur pays, face à l'échec de la nouvelle trêve annoncée par les États-Unis entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a encore mené de larges frappes dans le sud du Liban, après avoir ordonné aux habitants d'une dizaine de villages de les évacuer, poursuivant ses attaques contre le Hezbollah qui a rejeté l'accord de cessez-le-feu.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre. (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le président libanais Joseph Aoun, à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.

Le chef d'État se heurte à la réticence du mouvement et d'une partie de la population depuis le lancement de négociations directes avec Israël, pour la première fois en des décennies. Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme "moyen de pression" dans les discussions avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes.

Nouvelles frappes israéliennes

Le président du Parlement, Nabih Berri, qui joue un rôle d'intermédiaire auprès du Hezbollah, a de son côté évoqué pour la première fois la possibilité que le groupe chiite évacue le sud si Israël se retirait du Liban et si un cessez-le-feu "global et sans conditions" était conclu.

Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères de 11 pays, dont la France, le Canada ou l'Australie, et la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, ont exprimé leur "profonde préoccupation face à l'escalade continue des hostilités au Liban".