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El Niño 2026 : le monde se prépare à une nouvelle séquence de chaleur extrême

L’Organisation météorologique mondiale alerte sur le probable retour d’El Niño dans les prochains mois. Ce phénomène climatique naturel, déjà associé à des pics de chaleur, des sécheresses et des pluies extrêmes, pourrait accentuer les effets du réchauffement climatique et fragiliser davantage les pays les plus exposés.

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La période de janvier à avril 2026 a établi un record mondial au niveau des incendies avec plus de 150 millions d’hectares brûlés.
La période de janvier à avril 2026 a établi un record mondial au niveau des incendies avec plus de 150 millions d’hectares brûlés.IMAGO/ANP

Le monde pourrait entrer dans une nouvelle phase de fortes tensions climatiques. Selon la dernière mise à jour de l’Organisation météorologique mondiale, il existe 80 % de probabilité qu’un épisode El Niño se forme entre juin et août 2026, avec une probabilité proche ou supérieure à 90 % qu’il se poursuive au moins jusqu’en novembre. L’intensité exacte reste incertaine, mais la plupart des modèles anticipent un phénomène au minimum modéré, avec la possibilité d’un épisode fort.

El Niño est un phénomène naturel lié au réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Ses effets se font sentir bien au-delà de cette région : il modifie les régimes de pluie, augmente le risque de sécheresses dans certaines zones, favorise les inondations ailleurs et contribue souvent à une hausse des températures mondiales.

Des températures au-dessus des normales presque partout

L’alerte de l’OMM est d’autant plus préoccupante que la planète sort déjà d’une période marquée par des records de chaleur. L’organisation indique que des températures supérieures à la normale sont attendues sur la quasi-totalité des terres émergées entre juin et août.

Le phénomène El Niño n’est pas provoqué par le changement climatique, mais il agit désormais sur une planète déjà réchauffée par les émissions de gaz à effet de serre. Cela signifie que ses impacts peuvent être plus violents : vagues de chaleur plus intenses, sécheresses plus longues, pluies plus brutales et risques accrus pour l’agriculture, la santé et l’accès à l’eau.

La NOAA, l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, va dans le même sens. Elle estime qu’El Niño a de fortes chances d’émerger rapidement et de se maintenir pendant l’hiver 2026-2027 dans l’hémisphère Nord.

Une menace pour l’agriculture, la santé et les économies fragiles

Les conséquences pourraient être particulièrement lourdes pour les régions déjà vulnérables. Dans certains pays, El Niño peut provoquer des sécheresses qui réduisent les récoltes, aggravent l’insécurité alimentaire et augmentent les prix des produits de base. Dans d’autres zones, il peut entraîner des pluies torrentielles, des glissements de terrain et des inondations.

Les effets sanitaires sont également à surveiller. Les fortes chaleurs augmentent les risques de déshydratation, de maladies cardiovasculaires et de mortalité chez les personnes âgées, les enfants et les travailleurs exposés. Les perturbations climatiques peuvent aussi favoriser la propagation de certaines maladies liées à l’eau ou aux moustiques.

Pour les économies les plus fragiles, le danger est double : elles subissent directement les dégâts climatiques tout en disposant de moins de moyens pour protéger les populations. Agriculture, pêche, transport, énergie, assurance, santé publique : plusieurs secteurs peuvent être touchés en même temps.

L’enjeu est donc désormais celui de la préparation. Les agences climatiques insistent sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des plans d’adaptation, de la protection des cultures, de la gestion de l’eau et de l’anticipation sanitaire. Car si l’intensité exacte d’El Niño reste à confirmer, le signal est déjà clair : 2026 pourrait devenir une nouvelle année de chaleur et d’événements extrêmes.

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